Cher Lucas,
Je ne sais pas trop par où commencer, il y a tant à dire tu sais ? Si je commençais par le début, ça n'aurait rien de bien original, ce serait classique et ca ne me ressemblerait pas. Et puis, tu n'es pas un ami classique, tu es le seul qui ose me taquiner ou se foutre de moi, car toi, tu sais pertinemment que je ne vais me vexer, enfin, il faut dire que tu me connais sur le bout des doigts, ou presque. C'est vrai, la première personne que je vais voir quand j'ai une bêtise à dire, c'est toi, dès qu'une chose me chagrine, tu es le premier à l'apprendre, ca me semble tellement évident de me confier à toi quand ca va mal. Aussi dernièrement, je t'ai énormément sollicité, sans peut être que tu t'en rendes compte, car, la semaine dernière, j'avais énormément besoin de certaines personnes, certaines ont fui, pas toi. C'est à ça qu'on reconnait un ami, il ne fuit pas devant la tristesse, mais c'est "la tour du haut de laquelle les secours sont attendus les mauvais jours». Alors, j'aimerais te dire merci, mais pas juste ce petit mot, sans grand sens. Tu vois, je me perds déjà dans mes pensées, j'ai tellement de choses à te dire, tellement de souvenirs dont j'aimerais me rappeler, tellement d'autres que j'aimerais n'avoir jamais vécu. Tu sais de quoi je parle, n'est ce pas. Et comme, je te connais, je ne veux pas que tu te sentes coupable pour une chose vécue il ya des mois et des mois. Car je sais, que cette culpabilité t'a traversé l'esprit, ca, au moins, tu ne peux pas me le cacher. Après, toutes nos heures à essayer d'ouvrir nos livres respectifs, aux clés si évidentes à voir, mais aux serrures tellement difficile à trouver. Je me souviens si bien de cette métaphore, que je me dis que c'était le bon temps. J'étais en première, j'avais des rêves et je savais que mon année ne serait pas la dernière, mon c½ur était encore entier, et j'étais dans cette état d'euphorie que conférait l'ignorance. Toutes ces heures, ces secrets, ces vannes, ces confessions, tout ça, ca me manque d'un certain côté, de l'autre non, car maintenant, si cela devait recommencer, cela voudrait dire que nous nous sommes perdus et que nous essayons de nous redécouvrir. Tu te rappelles cette après midi, juste avant l'histoire où je t'ai tellement embêté que j'ai fini au moins 3 fois la tête en l'air ? Ou quand tu m'as retourné alors que j'étais en jupe ? Et ces fois dans le petit square de Monge, où tu voulais me mettre dans la fontaine ? Les fois où, tu te foutais de ma gueule au billard.... Tout ça me manque, sans me manquer, et je pense que je n'ai pas à t'expliquer quelle en est la raison. Tu vois, ce qui fait que je n'ai pas envie de tout oublier, que je ne lapide pas tous mes souvenirs comme je l'aurais fait auparavant, c'est que tu en fais partie. J'aimerais tout effacer, recommencer à zéro, recasser avec tout le monde, mais la seule chose qui me retient, c'est que j'ai découvert que j'avais un meilleur ami et que cette personne là, elle fait partie de ses amis qu'on ne compte que sur les doigts de la main. Tsais c'est grâce à toi, que j'ai eu l'occasion d'apprendre les bolas, et de faire de vrais fêtes, d'apprendre ce que c'était qu'une "bande", bien que je ne fasse pas partie, mais vous regardez et faire tout mon possible pour que tu ailles mieux, que tu arrêtes tes stupidités, ca m'a fait du bien. En essayant de t'aider, j'essayais de m'aider aussi.... Je ne sais pas si j'ai vraiment réussi, mais j'y ais mis mon énergie tu sais ? Putain, tu sais, tu me manques cette année, on ne se voit plus beaucoup, alors qu'avant c'était tout le temps. Ca me manque de bavarder en cours, que tu fasses semblant e te vexer, où que tu t'enfuis car tu sais que je vais râler... J'ai jamais exposé noter amitié comme ça, parce que je en pensais pas que je comptais autant pour toi, je l'ai su avec cette dispute du mois de juillet... Et je ne te l'ai jamais dit moi, combien, tu comptais... Alors, c'est peut être maladroit, mal dit, mais je n'arrive pas à faire une synthèse, alors voila, Lucas, je t'adore.
Grand frère. <3
Prends soin de toi.