J'arrête tout.

Voilà, c'est dit, c'est annoncé. Je suis fatiguée et je n'en peux plus. Je n'en peux plus de jouer la comédie, tous les jours,
j'en suis très exactement à mon 29 47 73 85 eme cauchemar : je ne dors quasiment plus, je passe mes nuits à pleurer. Je n'en peux plus.
Et, vous ne pouvez pas imaginer à quel point je me hais.


Sur ce, au revoir.

# Posté le mardi 30 septembre 2008 12:01

Modifié le samedi 20 décembre 2008 15:22

[Lapsus N° 13 : Tu as vu le treizième, mon chiffre préféré.]

[Lapsus N° 13 : Tu as vu le treizième, mon chiffre préféré.]
Cher Lucas,

Je ne sais pas trop par où commencer, il y a tant à dire tu sais ? Si je commençais par le début, ça n'aurait rien de bien original, ce serait classique et ca ne me ressemblerait pas. Et puis, tu n'es pas un ami classique, tu es le seul qui ose me taquiner ou se foutre de moi, car toi, tu sais pertinemment que je ne vais me vexer, enfin, il faut dire que tu me connais sur le bout des doigts, ou presque. C'est vrai, la première personne que je vais voir quand j'ai une bêtise à dire, c'est toi, dès qu'une chose me chagrine, tu es le premier à l'apprendre, ca me semble tellement évident de me confier à toi quand ca va mal. Aussi dernièrement, je t'ai énormément sollicité, sans peut être que tu t'en rendes compte, car, la semaine dernière, j'avais énormément besoin de certaines personnes, certaines ont fui, pas toi. C'est à ça qu'on reconnait un ami, il ne fuit pas devant la tristesse, mais c'est "la tour du haut de laquelle les secours sont attendus les mauvais jours». Alors, j'aimerais te dire merci, mais pas juste ce petit mot, sans grand sens. Tu vois, je me perds déjà dans mes pensées, j'ai tellement de choses à te dire, tellement de souvenirs dont j'aimerais me rappeler, tellement d'autres que j'aimerais n'avoir jamais vécu. Tu sais de quoi je parle, n'est ce pas. Et comme, je te connais, je ne veux pas que tu te sentes coupable pour une chose vécue il ya des mois et des mois. Car je sais, que cette culpabilité t'a traversé l'esprit, ca, au moins, tu ne peux pas me le cacher. Après, toutes nos heures à essayer d'ouvrir nos livres respectifs, aux clés si évidentes à voir, mais aux serrures tellement difficile à trouver. Je me souviens si bien de cette métaphore, que je me dis que c'était le bon temps. J'étais en première, j'avais des rêves et je savais que mon année ne serait pas la dernière, mon c½ur était encore entier, et j'étais dans cette état d'euphorie que conférait l'ignorance. Toutes ces heures, ces secrets, ces vannes, ces confessions, tout ça, ca me manque d'un certain côté, de l'autre non, car maintenant, si cela devait recommencer, cela voudrait dire que nous nous sommes perdus et que nous essayons de nous redécouvrir. Tu te rappelles cette après midi, juste avant l'histoire où je t'ai tellement embêté que j'ai fini au moins 3 fois la tête en l'air ? Ou quand tu m'as retourné alors que j'étais en jupe ? Et ces fois dans le petit square de Monge, où tu voulais me mettre dans la fontaine ? Les fois où, tu te foutais de ma gueule au billard.... Tout ça me manque, sans me manquer, et je pense que je n'ai pas à t'expliquer quelle en est la raison. Tu vois, ce qui fait que je n'ai pas envie de tout oublier, que je ne lapide pas tous mes souvenirs comme je l'aurais fait auparavant, c'est que tu en fais partie. J'aimerais tout effacer, recommencer à zéro, recasser avec tout le monde, mais la seule chose qui me retient, c'est que j'ai découvert que j'avais un meilleur ami et que cette personne là, elle fait partie de ses amis qu'on ne compte que sur les doigts de la main. Tsais c'est grâce à toi, que j'ai eu l'occasion d'apprendre les bolas, et de faire de vrais fêtes, d'apprendre ce que c'était qu'une "bande", bien que je ne fasse pas partie, mais vous regardez et faire tout mon possible pour que tu ailles mieux, que tu arrêtes tes stupidités, ca m'a fait du bien. En essayant de t'aider, j'essayais de m'aider aussi.... Je ne sais pas si j'ai vraiment réussi, mais j'y ais mis mon énergie tu sais ? Putain, tu sais, tu me manques cette année, on ne se voit plus beaucoup, alors qu'avant c'était tout le temps. Ca me manque de bavarder en cours, que tu fasses semblant e te vexer, où que tu t'enfuis car tu sais que je vais râler... J'ai jamais exposé noter amitié comme ça, parce que je en pensais pas que je comptais autant pour toi, je l'ai su avec cette dispute du mois de juillet... Et je ne te l'ai jamais dit moi, combien, tu comptais... Alors, c'est peut être maladroit, mal dit, mais je n'arrive pas à faire une synthèse, alors voila, Lucas, je t'adore.
Grand frère. <3


Prends soin de toi.

# Posté le mercredi 17 septembre 2008 15:13

Modifié le mercredi 17 décembre 2008 07:36

"Pourquoi pleures-tu ?" "Tu le sais n'est ce pas ?" "Oui, je le sais exactement." Reviens-moi, réalisé par Joe Wright.

"Pourquoi pleures-tu ?"           "Tu le sais n'est ce pas ?"            "Oui, je le sais exactement."     Reviens-moi, réalisé par Joe Wright.
James Mc Avoy

# Posté le samedi 13 septembre 2008 14:38

Modifié le mercredi 17 décembre 2008 07:36

[Lapsus N°12 : *]

Je ne sais pas quoi dire, ignorance la plus totale. Un besoin irrésistible d'écrire, de cracher la bile dans mon c½ur. Sinon, vous savez il va pourrir ce c½ur, de l'intérieur. Je ne sais même pas comment appeler cette bile, cela pourrait être la souffrance, ou alors la haine, le sentiment d'abandon, ou bien d'autres choses. Moi j'appellerais ça l'amour. Ouais, car c'est ça mon problème, je suis amoureuse. Et c'est comme une envie de vomir, ca tient aux tripes, ca tient au c½ur, mais putain ca ne passe pas. Ca reste ancré là en moi, pourtant j'essaye, je crache, je crache, je me nettoie l'esprit, je hurle, j'évacue les nausées en pleurant, mais j'ai toujours aussi mal au c½ur. C'est vraiment comme une envie de vomir, ca se tapie au fond de ton c½ur, ca s'endort une seconde, et ca rejaillit comme une explosion d'eau bouillante à la gueule. T'sais quand tu prends ta douche et que tu confonds l'eau chaude et l'eau froide, quand aligner deux mots, devient aussi douloureux que retenir ses sanglots, quand il suffit d'entendre le mot pour manquer de trébucher, quand tu t'accroches des élastiques aux lèvres, histoire de faire bien. Car c'est bien le principal non ? Le monde que tu souffres ou pas, il s'en fout, il veut juste que tu ternisses pas son aspect vernis, que tu lui fasses croire que t'es forte pour pas qu'il culpabilise. En tout cas, la bile sur le vernis, ca fait tache. C'est comme ces marques brunes sur mon torse. Elles n'ont plus rien à faire là. Et en sortant de ma douche, je les vois, et j'ai cette envie de griffer, de griffer, jusqu'à ce qu'elles disparaissent sous d'autres marques, rouges. Et la seule chose qui me retient, c'est cette putain d'envie de vomir. Pas la douleur, car vous savez, quand on vous dit que, parfois, on ne sent plus la douleur tellement on a l'esprit ailleurs, et bien, c'est vrai, et ce jour la, je passais mes ongles au même endroit et je ne sentais même pas que je m'étais arraché la moitié du c½ur. Et je continue de me l'arracher, car je suis sacrément conne. Il y a deux manières de se débarrasser d'une envie de vomir : vomir ou espérer que ca passe, que ca redevienne comme avant. Et c'est cet espoir le plus douloureux. Je sais même pas d'où elle vient cette nausée, je le saurais jamais. Alors l'ignorance nourrit ma nausée, tout comme l'espoir, tout comme ce sentiment de merde. J'ai pas envie de vomir, j'ai pas envie que ca redevienne comme avant. J'ai envie de garder cette envie de vomir près de moi, j'ai envie de garder mon c½ur remplie de bile. C'est le moins douloureux, laissez le temps faire, attendre. Alors, jour après jour, je fais le même cauchemar, je me réveille à la même heure sans pouvoir me rendormir et je tisse une cage opaque pour cette bile, une prison mais avec la porte ouverte, on sait jamais, avec le temps, si elle décidait de disparaître d'elle-même ? Car, a mes yeux, cette bile fut la chose la plus précieuse que j'ai ressenti ces derniers mois. Alors, je la garderais avec moi.



[Lapsus N°12 :    *]

# Posté le samedi 06 septembre 2008 15:24

Modifié le mercredi 17 décembre 2008 07:38

[Lapsus N°11 : Toi & Moi. Moi puis Toi.]








C'était si simple à l'époque.
Elle me manque.


Tu te rapelles ? Ca fait 1 an que tu es "partie", tu te rapelles mes larmes ? Et ces quelques jours ? Cette Japan Expo, Victor, Free Hugs, nos photos... Tu te souviens de toutes ces choses qui faisaient notre amitié ? Je m'en souviens comme si c'était hier. Comme si hier j'écoutais Nana Kitade, comme si hier on se parlait sur msn, ma peur de toi, et le début. Full Metal Alchemist, Altair, Ergo Proxy, Dionysos, japon, Fruits Basket, Angel Sanctuary, Hyde, Gackt, tout ça, et bien d'autres choses, c'étaient nous. C'était 4 ans, tous les soirs 3h d'msn, des week end, des mercredis, des après midi, des sms. S'allonger sur des rails, détruire des nounours, se bourrer la gueule au cidre, déchirer le pantalon à Vincent, s'embrasser aussi, ma première cuite, mes premiers pogo, mon premier concert, mes premiers amours, mon brevet, mon bassage au lycée, ton bac, nos japan expo, tous nos délires, et bien voila, 1 an, après, il reste quoi ? Ton anniversaire le 8 décembre. Un après midi, le 10 mai, et une matinée à la pisicine. 10h de msn maxi. Voila de 4 années a 110 km/h, les 4 meilleures années amicalement parlant, il ne reste que des souvenis. J'avais ma vie à Charleville, tu as fais la tienne à Lille, nous n'avons pas pris le temps de se parler pendant tout ces mois, et pourtant, j'utilisais sans restriction le terme meilleure amie. Et puis, quand on s'est connu, tu te rapelles comment j'étais ? Solitaire, quelque peu coincée, et associable. Je détestais 95% de mes connaissances, je m'ennuyais, de ça me convenait. Et tu as réussi a transformer la gamine renfermée, en adolescente ouverte, tu vois, jre me dis que sans toi, je serais toujours comme avant. C'est comme si tu avais façonné ma personnalité, tu étais mon idole, je vivais à travers toi, pour être comme toi. T'étais la seule personne au monde en qui j'avais confiance. Et tu es partie. Et j'ai pleuré, j'étais toute seule maintenant. Surtout, que tu sais bien, que j'ai un petit coeur, il n'y a de la place que pour quelques personnes, il ne me restait plus grand chose sans toi. Je ne pensais pas réussir à avancer sans toi. Je suis devenu indépendante et mature, je ne cris plus après toi comme un bébé envers sa mère. Ca sonne comme une lettre de rupture, mais ce ne l'est absolument pas, je voulais faire le bilan de l'amitié la plus fusionnelle que j'ai eu alors. Et de la relation la plus importante que j'ai eu pendant des années. Je crois que le plus important est que nous nous aimons toujours autant, malgré le fait que ce ne soit plus toi & moi, mais moi. Puis toi.

* N'oublie pas que je dissimule souvent mes sentiments.

[Lapsus N°11 : Toi & Moi.    Moi puis Toi.]

# Posté le mardi 08 juillet 2008 08:10

Modifié le mercredi 17 décembre 2008 07:39